La maladie, qu’elle soit graves ou non, est source
d’anxiété, de stress et parfois de dépression. C’est ce que souligne Lenaerts
(1986, p.53) lorsqu’il déclare: « le malade est un être anormal qui vient à
l’hôpital dans des conditions anormales, avec une autre personnalité qui
découle bien souvent de son inquiétude, de son angoisse et de sa souffrance ».
Le présent article a pour objectif d’analyser les facteurs spécifiques qui
déterminent la mise en œuvre des stratégies de coping. Pour atteindre cet
objectif, une étude qualitative avec une dimension diagnostic a été menée à
l’Hôpital Saint Vincent de Paul de Dschang sur la base d’un échantillon non
probabiliste par choix raisonné auprès de 05 patients atteints de la
tuberculeux pulmonaire. Les diagnostics de stress et de coping ont été faits
avec les échelles de stress perçu de Cohen, Kamarck et Mermelstein et the
Perceived Stress Scale. Les entretiens cliniques de recherche ont été menés
dans le respect de l’éthique de la recherche. Les résultats montrent que les
processus cognitifs et le soutien social jouent un rôle important dans la mise
en œuvre du coping. Toutefois, le rôle de l’équilibre affectif reste moins
performant. L’accompagnement psychologique de cette catégorie de malade doit
dorénavant tenir compte de l’évaluation de leur qualité du vécu psychoaffectif
dans le but de le valoriser.